Notre Présence intérieure
- Lydie Gazzera
- 23 juil. 2023
- 3 min de lecture

Le fossé entre le ressentis de l’être et l’enfermement des pensées est inimaginable et nous sommes capable de passer d’un état à un autre durant notre processus de détachement de l’égo.
Ce sont clairement deux opposés extrêmes.
La clef de notre vérité et de toutes nos solutions résident dans ce silence de l’être, dans cette connexion profonde avec le Tout.
Mentalement, il nous est très facile de comprendre ce « principe », « ce concept » mais là ou cela devient difficile c’est lorsque l’on comprend, que l’on conscientise que « ce concept » même est une fois de plus mental et donc « hors du sujet ».
Il est nécessaire de l’expérimenter.
Les mots peuvent expliquer, transmettre et chacun transmet la même chose sous des formes et des aspects différents en fonction de ses propres expériences et c’est ce qui en fait toute la richesse en chaque individu, en chaque humain.
C’est également cela qui nous relie les uns aux autres, qui fait cette interconnexion car c’est le centre de chacun d’entre nous et en même temps le Tout, l’Univers.
Nous avons tellement engrammé en nous la complexité du mental que nous nous y sommes identifié et sortir de cette identification est tellement simple d’une certaine façon qu’elle est souvent pour notre croyance inatteignable.
Chaque expérience qui nous arrive au cours de notre journée peut-être une expérience consciente afin de les vivre de façon « réelle » c’est-à-dire l’expérience en dehors de nos projections mentales qui sont illusoires et donc éphémères.
Faut-il encore mettre notre énergie dans cette recherche, dans cette expérimentation de Soi.
Il est nécessaire de s’en tenir à l’essentiel mais le mental à souvent tendance à nous détourner de notre route vers cette paix. C’est un travail de tous les jours, une persévérance, une assiduité, une Présence à cultiver.
Parfois je la cherche encore et encore car je me sens enfermé dans l’espace du mental là ou je ne me sens pas libre.
J’ai la sensation parfois qu’elle est inatteignable malgré mes efforts tout en sachant qu’elle Est immuable on ne peut donc pas « la perdre » simplement on en est « déconnecté » mais elle existe toujours dans cet espace accessible à chacun d’entre nous.
Lorsqu'on l'a expérimenté, on aspire à l’avoir en permanence, à la laisser nous guider pour remplacer le mental qui n’est pas dans son rôle et qui donc nous dessert.
Son rôle est d’être au service de cette présence, de cette conscience et non l’inverse ce qui aujourd’hui est le cas pour la plupart d’entre nous et qui nous amène tellement à nous perdre dans ses méandres.
Elle est notre alliée, notre liberté, notre Graal.
Elle est ce pourquoi nous sommes ici, elle est notre mission de vie car c’est notre découverte intérieure que nous sommes venus chercher afin de l’ancrer sur Terre pour qu’elle puisse rayonner et éclairer les autres à leur tour.
La simplicité du moment présent dans cette Présence est déroutante tellement elle est Vraie, essentielle.
Le chemin est long mais il en vaut la peine.
Paradoxalement, la simplicité nous est devenue très complexe.
Lorsque nos désillusions tombent le passage n’est pas confortable loin de là mais je commence à aimer ce cycle car il est un cadeau pour « laisser partir » de ce qui n’est plus moi et qui me rend malheureuse, qui m’empêche d’être.
Cette phrase n’est pas de moi mais elle résume beaucoup ce que j’explique : « c’est dans l’inconfort que l’on grandit ». Faut-il encore mettre assez d’énergie dans l’observation de nous-même pour définir nos zones de « confort » qui nous bloquent.
Il est nécessaire de sortir de sa zone de confort, de ce que l’on pense qui nous sécurise pour aller vers l’inconnu et se laisser la chance de vivre et de retrouver notre joie, notre bonheur intérieur.
Durant ces phases nous avons l’impression de « régresser », nous pourrions faire un parallèle avec les bébés lorsqu’ils sont dans ces phases dites « de régressions ». Il y a ce besoin de sécurité car l’évolution est inconfortable et nous devons être cette personne aimante et rassurante avec nous même à ce moment là comme on le ferait pour notre enfant. La connexion à cette Présence est donc primordiale.
S’ensuit ensuite une nouvelle acquisition dans l’évolution. Pour le bébé ce sera la marche, la séparation avec la maman après la reprise du travail par exemple ou encore la propreté.
Il en est de même pour nous adulte mais sur d’autres niveaux d’évolution et l’évolution ne s’arrête jamais…
Nous avançons au quotidien en faisant des choses mais sans y poser de la conscience alors que nous pouvons aussi si nous le décidons être conscient de ce que l’on fait.
La différence est une fois de plus à l’opposé total.
Avec tout mon amour.



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